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La comédie est une passion particulièrement dévorante. Comment entretenez-vous la flamme depuis toutes ces années ?
Par l'envie constante de vivre de nouvelles expériences et faire de nouvelles rencontres. Plus qu’à d’autres aspects du métier, j'attache beaucoup d'importance à la communication et aux valeurs humaines. Et puis le plaisir de défendre un personnage est un plaisir toujours renouvelé qui se ressent mais ne s'explique pas.
Vous mettez par ailleurs un point d'honneur à apporter votre expérience à des tournages réalisés dans un cadre "étudiant".
Oui, car la différence avec des plateaux professionnels ne se ressent pas au niveau de la passion ni de la rigueur dont font preuve la majorité des étudiants, mais plus souvent par les moyens techniques et financiers dont peuvent disposer les professionnels. La magie qui se dégage autour des équipes techniques et des comédiens est identique : elle prend vie pendant la fabrication du rêve que doit vivre le public et se prolonge au cours de la projection.
Au regard des grands enjeux sociaux et politiques contemporains, comment envisagez-vous l'avenir des métiers du spectacle ?
Il est vrai que l’horizon est un peu sombre, la situation difficile, mais les obstacles pas insurmontables. A l’instar de nombreux petits labels dans la musique, les petites productions au cinéma présentent bien souvent des oeuvres de bonne qualité, réalisées avec de très petits budgets. Je pense que la grande difficulté continuera de résider dans les moyens de communication et de diffusion.
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