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Comment s’est passée cette première année à CinéCréatis ?
Ma première impression est que la première partie de l’année a été très stimulante pour moi, avec un contenu varié entre histoire, arts, techniques et économie. Le cours qui m’a particulièrement attiré a été celui de JRI, qui développe le lien entre actualités et image. Cet atelier m’a permis de mieux comprendre « l’interprétation » d’un message par le spectateur. Ayant déjà appris les bases du montage avant d’intégrer CinéCréatis, et étant passionné du cinéma et du monde, j’ai pu réaliser en parallèle un travail personnel conséquent au second semestre : sur les différents tournages auxquels j’ai participé, j’ai pu apprendre à effectuer des tâches ingrates, base du travail de plateau, mener un projet coûte que coûte sans rompre des relations amicales, créer des passerelles avec des étudiants travaillant dans d’autres écoles. Je me suis rendu compte que, jusqu’à ce jour, j’avais plus de facilités à demeurer trois jours devant mon PC à peaufiner un montage, que rester 15 minutes sur un plateau à résoudre un problème technique (rires) !
Raconte-nous la projection de Bailar para vivir à Villeneuve d’Ascq…
J’ai gardé de mes séjours à Lille de très bonnes relations avec le tissu associatif local. Les organisateurs m’ont contacté et je leur ai fait parvenir une copie du film, agrémentée du fameux message anti-piratage (rires) ! Les sous-titres en français ont été réalisés avec l’aide de Gilles Loudelet, mon pote étudiant de première année qui a décidément de nombreux talents... C’était une projection unique dans le cadre d’une soirée « Musica ! », en partenariat avec Colores Latino Americanos, une association pour la diffusion d’une Amérique latine plurielle. Mon film était projeté à 22h15, après trois heures de programme, mais les gens sont restés, une soixantaine de personnes, et ils m’ont posé beaucoup de questions. Je me souviendrai longtemps d’un bel échange avec un « jeune de cité », comme on dit, à qui j’ai par la suite fait parvenir de la musique et des photos : il projette de venir en Bolivie !
Comment envisages-tu tes prochaines années ?
A la fin de ma troisième année à CinéCréatis, je veux travailler en France, si possible en qualité d’assistant réalisateur ou dans la production, soit dans la publicité, soit pour des téléfilms. Je souhaite un jour obtenir mon statut d’intermittent, ce qui me permettra de travailler dans le secteur que j’ai choisi, sans pour autant laisser de côté mes autres responsabilités et intérêts personnels, notamment en Bolivie. Ce poste d’assistant me permettra d’être toujours au service d’un réalisateur, pour mieux comprendre ses obligations et ses contraintes. En le regardant travailler, je vais certainement en apprendre beaucoup sur la conception d’un film, la manière dont on le visualise avant même sa production. En parallèle, je souhaite compléter mes connaissances théoriques avec de nombreuses expériences professionnelles, afin, peut-être un jour, d’aspirer à réaliser à mon tour…
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