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| > Brian Yuzna : ceux qui vont écrire te saluent ! |

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A tout juste 56 ans, Brian Yuzna fait partie de cette génération de cinéastes qui ne rechignent jamais à la tâche ! Pour qui faire du cinéma est un combat de tous les instants. Né aux Philippines, comme d’autres dans les faubourgs d’Hollywood, il débute son parcours cinématographique en 1984 en produisant le cultissime Re-Animator de son complice Stuart Gordon, tout en profitant par ailleurs pour sortir de l’anonymat le très inquiétant Jeffrey Combs (Fantômes contre fantômes, Les 4400). Fan inconditionnel de fantastique, Brian Yuzna, s’il continue à produire les autres (Necronomicon et Crying Freeman pour Christophe Gans notamment), ne s’est pas interdit très longtemps de passer derrière la caméra. Que du rouge sang, à n’en pas douter, puisqu’il enchaîne en quinze ans, avec plus ou moins de succès financier et artistique, Re-Animator 2, Le retour des morts-vivants 3, Le dentiste 1 et 2, Faust, Rottweiller et Beyond Re-Animator ! Aujourd’hui installé en Espagne, où sa société Halcyon a eu la bonne idée de s’associer avec les très entreprenants producteurs de chez Filmax (The Machinist, Fragile, Abandonnée), ce n’est donc pas une surprise de le croiser auréolé du titre tout à fait honorifique de président du jury du 25ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 07). Respect. Et quelques conseils à la clé… > Voir la vidéo
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| > Rencontre avec Nacho Cerda |

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Une chose est sûre : l’Ibère carbure au super ! Car en tout juste deux courts métrages, Nacho Cerda s’est taillé une solide réputation de dynamiteur des consciences et de toutes les bienséances. Avec The Aftermath en 1994, il s’attaque à bras le corps (c’est la cas de la dire) à la nécrophilie, avec un tel réalisme que la rumeur persiste à son insu : serait-il l’auteur de la fameuse vidéo truquée de Roswell ? Quatre ans plus tard, c’est Genesis (1998), ou comment un sculpteur redonne vie à sa bien-aimée défunte. A ses dépens, cela va de soi… Du coup, dire que la sortie sur les écrans, le 30 mai, d’Abandonnée est un événement, pour tout fan de genre qui se respecte, relève de l’évidence. Un premier long métrage moins provocateur que prévu, mais une ghost-story originale, référencée et surtout bien flippante. Rencontre au Katorza, à l’occasion du festival du film espagnol 2007, avec l’un des Barcelonais les plus recherchés du monde, qui met un point d’honneur à débouler là où on ne l’attend guère… > L'interview
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| > Rencontre avec Dominique Pinon |

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Né en 1955 à Saumur, « bastion de l’ordure » dixit la chanson de Trust, Dominique Pinon décide donc de monter à Paris, après quelques années de faculté, pour s'inscrire au cours Simon. Remarqué par Dominique Besnehard, Dominique Pinon débute dans un long métrage sous la direction de Jean-Jacques Beineix (Diva en 1981), où il incarne un tueur aussi chauve que cynique. Quoiqu’il exècre les cases et les étiquettes, celle du « marginal » (rien à voir avec le film de Belmondo, qu’au demeurant il adore) lui colle longtemps à la peau. Authentique « gueule de cinéma », il est nommé au César du Meilleur Jeune Espoir masculin pour Le Retour de Martin Guerre, et entame en 1991 une œuvre riche et commune avec ses amis Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet : Delicatessen, La cité des enfants perdus (qui fait l'ouverture du 48ème Festival de Cannes), Alien la resurrection (Sigourney Weaver l'impose à la Fox), Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles et, tout prochainement, Dante 01, la prison spatiale de Caro, dans laquelle il est enfermé avec Lambert Wilson. Acteur physique et polyvalent, il donne volontiers de son temps aux petites productions, courts-métrages et coups d’essai (Ze Film, Dikkenek), quand sa passion du théâtre lui laisse quelques secondes de répit pour se reposer sur « des » lauriers : un Molière du meilleur comédien en 2004 pour L’hiver sous la table, mis en scène par Zabou Breitman. Membre du jury du 25ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles, c’est un Dominique Pinon décontracté qui répond à nos questions… > L'interview
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| > Lloyd Kaufman : un petit conseil aux étudiants… |

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« Nous sommes un herpès sur la lèvre de l’industrie du cinéma ! » Voici comment Lloyd Kaufman, fondateur de Troma, résume les 35 années d’indépendance totale de sa société, dans un paysage largement parasité par les majors US. Depuis le mythique Toxic Avenger, qui a eu les honneurs de trois suites et d’un format roman, le joyeux carnaval Troma, riche d’un bestiaire hallucinant (Sergent Kabukiman NYPD, une flopée de Tromettes plus ou moins dévêtues, Troméo et Juliette, etc.), sillonne le globe à la rencontre de ses fans. Mais pour autant, le petit monde de Lloyd Kaufman (producteur, réalisateur, acteur, scénariste, chanteur, monteur) a plus à voir avec la fête des fous qu’avec un véritable « n’importe quoi » : éminemment provocateur, diplômé de Yale où il a découvert Les cahiers du cinéma et la Nouvelle Vague, Kaufman porte en lui et dans chacun de ses films les racines du contre pouvoir américain. Une étiquette qui lui vaut des rétrospectives à la Cinémathèque française et des projections sur la Croisette de Cannes qui ont horrifié plus d’une starlette ! A l’occasion de la projection, au 25ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 07), de la Première mondiale de Poultrygeist, le tout dernier brûlot des studios Troma, sorte de mélange chanté entre Fast Food Nation et La nuit des morts-vivants, l’ami Lloyd, dans un français parfait, donne un petit conseil fort utile aux étudiants de CinéCréatis… > Voir la vidéo
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| > Rencontre avec Romain Brisse |

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La quarantaine tranquille, les yeux bleus et le timbre paisible, Romain Brisse partage volontairement sa vie entre Nantes et Paris. Chef décorateur pour les fictions des Guignols de l’Info sur Canal+, il a choisi de quitter sa capitale (qu’il adore) en 2002, « histoire de se remettre en cause » et de tendre à une meilleure qualité de vie. S’il n’avait jusque-là jamais vécu en province, voilà le gamin d’Étampes débarqué en famille sur les bords de Loire, à expérimenter une formule inédite de mi-temps Paris-province ! Un modèle insolite dans des métiers qui peinent à se décentraliser, qui lui permet néanmoins de ne jamais vraiment quitter sa « famille professionnelle », tout en prenant du temps pour lui et « des projets plus personnels ». Enseignant à CinéCréatis auprès des classes préparatoire et de deuxième année, Romain tend à faire découvrir aux étudiants ce qui ne s’apprend d’ordinaire pas à l’école : la passion du décor, la scénographie comme écriture dramaturgique et l’exigence de l’efficacité. Formé aux arts appliqués, puis à l’école (ô combien formatrice) des sitcoms pour TF1 et de « la grande époque » d’AB Production, Romain est aujourd’hui un enseignant et un professionnel serein. Rencontre avec celui pour qui « s’investir à fond sur tous types de projets » est une philosophie qui n’a rien de théorique… > L'interview
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| > Rencontre avec l’ équipe de Microclimat |

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Même si Marie Hélia alterne documentaires et fictions, Paris et province, elle s’arrange pour toujours garder un solide pied en Bretagne. Entre L’usine rouge (1989), Les filles de la Sardine (2000) et Traces de futurs (2003), sur les ouvrières des conserveries bretonnes, la réalisatrice a trouvé le temps de tourner un long métrage documentaire (BZH, des Bretons, des Bretagnes), des courts de fiction (An Enez du et Monette), mais aussi de peaufiner son étude des femmes dans le monde maritime avec Etoile d’or, en 1991, sur les patronnes de bistrot ! Un rien stakhanoviste ? Non, simplement persuadée qu’on n’a pas besoin de vivre à Paris pour faire du cinéma. Et pour preuve, Marie Hélia assure la tournée promo de Microclimat, son premier long de fiction entièrement tourné à Douarnenez, qui sort sur les écrans le 21 mars. Sept copies, pour commencer… et Gérard Lefort d’emballer sa critique : « Microclimat est le film d’une zone restreinte, différent du climat général du cinéma ». Car cette comédie douce-amère, qui relate une réunion de famille qui bascule autour de la benjamine, Juliette, qui fête ses vingt ans, est assurément une réussite ! Rencontre avec l’équipe du film, qui compte par ailleurs dans ses rangs Henri Puizillout (ingénieur son), intervenant à CinéCréatis… > L'interview
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| > Rencontre avec Eric-Emmanuel Schmitt |

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Normalien, agrégé de philosophie, docteur, Eric-Emmanuel Schmitt s’est d’abord fait connaître par le théâtre. Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces sont jouées dans plus de quarante pays et ont été récompensées par plusieurs Molière, et le Grand Prix du théâtre de l’Académie française. Initiée par La Secte des égoïstes, sa carrière de romancier croise déjà le cinéma grâce à François Dupeyron, qui adapte à l’écran Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, l’un des quatre récits de son Cycle de l’Invisible, offrant sur un plateau le César du meilleur acteur à Omar Sharif. A l’automne 2004, un sondage du magazine Lire désigne Oscar et la dame rose en tête de liste des « livres qui ont changé nos vies », aux côtés du Petit Prince, Les trois Mousquetaires et de… la Bible ! Rien que ça. Avec Odette Toulemonde, une comédie sur le bonheur, dont le film, une fois n’est pas coutume, fait l’objet d’une adaptation littéraire, c’est la première fois qu’Eric-Emmanuel Schmitt écrit directement pour l’écran et qu’il réalise. Rencontre, à la librairie Coiffard de Nantes, avec un virtuose passionné et polyvalent. > L'interview
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| > Rencontre avec Jugnot, Berbérian,... |

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A l’instar de plusieurs autres « classiques » de la littérature française ou étrangère, des Misérables à Robinson Crusoë, beaucoup connaissent L’île au trésor de R.L. Stevenson, mais peu, en revanche, l’ont lu. Si le fabuleux destin du jeune Jim Hawkins, embarqué dans une chasse au trésor haletante, avec galions, pirates et bleu des mers du sud à la clé, a très largement inspiré le cinéma de genre, les strictes adaptations du roman originel ne sont finalement pas légions. C’est ici le pari ambitieux que le producteur Jean-Pierre Ramsay-Levi s’est échiné à relever, en réunissant autour d’un scénario plutôt en dessous de la ceinture la fine fleur de la comédie populaire hexagonale. Rencontre, à Nantes, avec le capitaine de frégate Alain Berbérian (La cité de la peur, L’enquête corse) et son équipage de luxe, Gérard Jugnot et Alice Taglioni. > L'interview
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| > Rencontre avec Philippe Caubère |

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Né à Marseille en 1950, Philippe Caubère est avant tout un enfant du théâtre et du soleil, donc du Théâtre du Soleil, qui préfèrerait presque « le Marseille des truands à celui du football ». Inoubliable Molière pour Ariane Mnouchkine en 1977, Joseph dans La gloire de mon père et Le château de ma mère d’Yves Robert d’après Marcel Pagnol, Philippe Caubère apparaît peu sur le grand écran, tant l’homme est frappé de suractivité artistique sur les planches. Adorateur d’un théâtre qui « parle de la vie », il clôturera avec L’épilogue à l’homme qui danse, au mois de septembre 2007 au Théâtre du Rond-point, un cycle complet de travail initié par la Danse du Diable au Festival d’Avignon en 1981. Au compteur de cet acteur au cœur solide, vingt-cinq spectacles et vingt-cinq ans, dont beaucoup ont été filmés, à l’instar de l’intégrale du Roman d’un acteur, dont six épisodes ont connu l’honneur de la salle et d’une diffusion sur Canal +, ou Les Marches du Palais qui fut présenté au Festival de Cannes en 1997. Introspectif, calme et posé, c’est toute l’anti-thèse de Claude Corti, le parrain sanguinaire de Truands, qui se présente à l’occasion de la tournée du troisième film de Frédéric Schoendoerffer. Rencontre avec un immense auteur, qui « préfère raconter la violence plutôt que d’être contraint de la vivre »… > L'interview
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| > Rencontre avec Asia Argento |

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Fille du maître du cinéma d’horreur italien Dario Argento et de la comédienne Daria Nicolodi, Asia ne ménage pas ses efforts pour imposer son prénom : comédienne dès l’âge de 9 ans dans Démons 2 de Lamberto Bava, elle fascine très vite les metteurs en scène de tous horizons, de Nanni Moretti à Sofia Coppola, en passant par Abel Ferrara, Gus Van Sant ou George A. Romero. Aussi fragile que cruelle à l’écran, la belle Italienne affiche une sensibilité touchante lorsqu’il s’agit de défendre le cinéma hexagonal, pour lequel elle s’est illustrée sous la direction de Patrice Chéreau, Antoine de Caunes, Olivier Mégaton, Catherine Breillat ou Tony Gatlif, qu’elle accompagne à Nantes sur la tournée de Transylvania. Quoique très sollicitée, Asia est aussi romancière, DJ, scénariste et surtout réalisatrice : déjà deux longs métrages à son actif, dont Le livre de Jérémie, présenté à la Quinzaine des réalisateur à Cannes en 2004. Rencontre, en français dans le texte, avec une palette de talents purs, qui « aime tout donner, sans chercher à trop se protéger »… > L'interview
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| > Rencontre avec Jean-Marc Barr |

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Né en Allemagne d’un père américain et d’une mère française, Jean-Marc Barr affiche un sourire franc et décontracté par-dessus cet accent vaguement d’ailleurs qui fit craquer la génération Grand Bleu. Acteur de théâtre dès 1982, il entretient au cinéma un goût assumé de l’éclectisme, alternant productions françaises et internationales. Proche ami de Lars von Trier depuis leur rencontre décisive, en 1990, pour Europa, Jean-Marc Barr cultive devant comme derrière la caméra un cinéma militant, instinctif et en perpétuelle recherche de vérité : celle du corps, de l’humain, du film lui-même. A l’occasion d’une escale nantaise sur la tournée de Chacun sa nuit, son nouveau film en duo avec son comparse Pascal Arnold, entretien avec un metteur en scène avide de rencontres, lucide sur l’industrie dans laquelle il se fait une place atypique, et pour qui «créer une humanité derrière la caméra est le seul moyen de la poursuivre devant»… > L'interview
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| > Rencontre avec Fabienne Godet, réalisatrice de Sauf le respect que je vous dois. |

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Pour son premier long métrage, Fabienne Godet, doublement diplômée de psychologie et de cinéma, signe un film, « juste un film », qui lui ressemble : émouvant et analytique. De Nantes à Paris, la réalisatrice examine la terrible bascule de François (Olivier Gourmet), père de famille et marié à Clémence (Dominique Blanc), qui n’a cessé, des années durant, de se laisser lentement ronger par son employeur. Jusqu’au jour où Simon, son meilleur ami, la grande gueule de la boîte, se fait licencier dans l’indifférence générale et où, pour tout préavis, celui-ci se suicide. C’est le choc, brutal : François implose… jusqu’à commettre l’irréparable. Rencontre à Nantes avec la réalisatrice de Sauf le respect que je vous dois, au générique duquel plusieurs élèves de CinéCréatis sont crédités : Antoine Richy et Kévin Rolland (assistants repérages), Loïg Quéméré (voir photo) (stagiaire décoration), Benjamin Jaillette (stagiaire régie), Florian Senand (renfort électricité) et Erika Lemasson (stagiaire montage). > L'interview
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| > Les 10 commandements de Luc Besson |

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Luc Besson ne lit plus les critiques depuis dix ans. Il préfère le contact avec le public plutôt qu’avec la presse. Mais la rencontre a toujours lieu après la sortie de ses films, hors promo : il écoute alors volontiers les gens en parler, c’est finalement moins stressant. Car l’homme avoue ne plus très bien supporter les contraintes, destructrices et fragilisantes, du métier de réalisateur. Du coup, à peine Angel-A sur les écrans (tout juste son dixième film, Arthur et les Minimoys étant toujours en post-production), Luc Besson confirme l’annonce de sa préretraite. Le mastodonte du cinéma français ne se cache pas pour autant… et encore moins pour mourir ! La preuve… > L'interview
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| > Kad et Olivier en apesanteur… |

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Après le premier million d’entrées prometteur engrangé par Mais qui a tué Pamela Rose ?, Kad et Olivier remettent le couvert sur grand écran avec Un ticket pour l’espace : une comédie spatiale déjantée, mais servie par un scénario solide, et réalisée en compagnie de leurs fidèles camarades de jeu (Eric Lartigau aux manettes et Erwann Kermorvant à la baguette). Sans les forcer beaucoup, Marina Foïs et Guillaume Canet sont du voyage et s’envoient en l’air, à l’américaine, sur une station orbitale pourtant bien française. Rencontre avec les deux auteurs et comédiens, aussi lucides que complémentaires… > L'interview > La vidéo
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| > En Tête à tête avec Marc Grandsard |

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A tout juste 45 ans, Marc Grandsard, directeur artistique de CinéCréatis depuis 2001, aime plus que tout au monde multiplier les casquettes : né à Boston d’une mère américaine et d’un père français, formé aux sciences sociales dans les prestigieuses universités de Michigan et de Harvard, Marc Grandsard se destinait initialement à une carrière dans les ONG… Mais voilà, lors d’une projection de Reds (avec Warren Beatty) en 1982, il contracte le virus du cinéma (peu mortel, heureusement). Du coup, réorientation express via la section cinéma de l’université de New York et plongeon dans le grand bain comme assistant monteur de spots publicitaires. Entre 1984 et 1992, il multiplie les expériences américaines et occupera les fonctions d’assistant réalisateur, réalisateur, scénariste et metteur en scène de théâtre. De retour en France, il découvre bien malgré lui qu’« à trente ans, on te fait comprendre que tu es déjà vieux ! » Il réalise néanmoins en 1995 son premier court métrage en langue française, puis son premier documentaire, consécutif à sa volonté de vivre en France. Progressivement, tout en conservant à Paris des fonctions de Directeur Artistique dans l’événementiel, Marc Grandsard élit domicile à Nantes. Nantes, siège en ce mois de juin 2005, du tournage de son tout nouveau film, Tête à tête, projet très personnel mené à bien avec une équipe d’étudiants de CinéCréatis et, dans la lumière, les comédiens Sylvie Téréso et Régis Mazery. Entretien sans sous titres ni langue de bois, avec un éternel touche-à-tout… > Rencontre avec Marc Grandsard
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| > Les mille visages de Gérard Deville |

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Gérard Deville, comédien et chanteur professionnel, entretient la plus fidèle des histoires d’amour avec le spectacle sous toutes ses formes, et ce depuis plus de quarante ans. Formé au chant au Cours Jacques Julien de Grenoble au début des années 60, il s’illustre dans plus d'une trentaine de cabarets et cafés-théâtres en France et pays francophones jusqu’en 1974, puis assure les premières parties de Jacques Dutronc, Michel Sardou, Gilbert Bécaud ou Michel Fugain entre 1975 et 1978. Tour à tour directeur artistique, concepteur de voix off pour la radio (Fun, Nostalgie), Gérard Deville n’a pour autant jamais perdu de vue sa passion pour la comédie, initiée dès 1970 par ses premières expériences de dialoguiste et de metteur en scène au Centre Culturel de Toulouse. Boulimique insatiable, il apparaît à l’écran sous tous les formats : séries télé (Commissaire Moulin, La Crim’), téléfilms (Dans la tête du tueur, Galilée ou l’amour de Dieu), courts et longs métrages (Mercredi folle journée, 15 août, Le promeneur du Champ de Mars), mais met également un point d’honneur à participer à des travaux d’étudiants, notamment à CinéCréatis. Rencontre avec un artiste polyvalent et insaisissable… > Rencontre avec Gérard Deville > Retrouvez Gérard Deville dans Dead City.
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| > Pas de cinéma sans… Fabrice Du Welz ! |

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A peine a-t-il achevé la promo européenne de Calvaire, son tout premier long métrage passé aussi inaperçu qu’un couteau de cuisine au milieu de la figure, que le belge Fabrice Du Welz endosse, exténué car chahuté (débat stérile sur la violence à l’écran oblige), le costume sur mesure de membre du jury de la compétition internationale du 23ème Festival International du Film Fantastique de Bruxelles. C’est à l’issue d’un de ces meetings secrets de délibération que Fabrice, jovial et très disponible, donne du rendez-vous… de ceux qui peuvent se prolonger tard dans la nuit, tant l’ami belge est sympathique. Renvois d’angles et de mots avec un nouveau venu dans le cinéma de genre francophone, sans qui il sera difficile de compter désormais… > Extrait de l’interview Photo : Jean-Marc Vigouroux
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| > Soirée« Ciné-Histoire » autour du film La Chute |

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A l’initiative de l’hebdomadaire nantais Kinorama, le cinéma UGC Ciné Cité de Saint Herblain a profité de la sortie sur les écrans du film La Chute, retraçant les derniers jours d’Adolf Hitler dans son bunker de la Chancellerie, pour organiser une séance originale « Ciné Histoire », à l’’issue de laquelle les spectateurs ont pu rencontrer l’historien Thierry Piel et Jean-Marc Vigouroux, critique et enseignant à CinéCréatis. Durant près d’une heure et demie, et devant une salle comble, les deux intervenants ont apporté les éclairages nécessaires à la pleine compréhension du film d’Oliver Hirschbiegel. Moments partagés avec Matthieu Benoit, Loïg Quéméré et Julien Denniel, étudiants en deuxième année de CinéCréatis, qui ont assuré la captation de la soirée, en vue de l’édition d’un DVD : une séance de rattrapage qui ravira les spectateurs présents, mais aussi la centaine de malchanceux qui n’ont pu rentrer, la séance affichant complet ! > Rencontre avec Thierry Piel et Jean-Marc Vigouroux
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| > Erwann Kermorvant orchestre un débat sur la musique de film avec les étudiants de CinéCréatis |

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A l’occasion de la sortie sur les écrans de 36, Quai des Orfèvres, le polar évènement d'Olivier Marchal, Erwann Kermorvant, compositeur de la bande originale, a accepté l'invitation de CinéCréatis. Durant plus de trois heures, il a partagé avec les étudiants de Première Année les secrets de la création d'une oeuvre musicale, ainsi que ses conseils pour une plus grande complicité entre les musiciens et nos futurs réalisateurs. > Extrait de l’interview > D'autres informations dans la rubrique "Revue de presse"
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| > Peter Jackson : « Le support film connaît aujourd’hui ses dix dernières années » |

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A l’occasion de la sortie mondiale de la version longue du Retour du Roi en DVD, annoncée pour le 10 décembre, Peter Jackson revient sans nostalgie sur le futur proche du cinéma, la révolution en marche du numérique et les nouvelles données imposées par la démocratisation de ces nouveaux outils. En compagnie de Jean-Marc Vigouroux, entretien avec un cinéaste serein et lucide… > Extrait de l’interview Photo : Jean-Marc Vigouroux
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| > Albert Dupontel : « Il suffit de bien savoir s'entourer » |

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Albert Dupontel, actuellement à l’affiche d’Un long dimanche de fiançailles, a souvent habité des personnages très dérangés. Quitte à déranger un peu plus encore, il n’en n’est pas moins issu des cours de comédie d’Antoine Vitez, à la très institutionnelle Ecole du Théâtre National de Chaillot. Déjà triomphant en début d’année dans Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief, Dupontel est aujourd’hui aux antipodes de ses personnages de gentils abrutis (Rambo, le Bac de Français) qui ont fait son succès sur la scène de l’Olympia. Trois fois nominé aux Césars, c’est au contact de Michel Deville, Jacques Rivette ou Jean-Michel Ribes qu’il a fait ses classes de réalisateur. Rencontre avec un surdoué très énergique… > Extrait de l’interview
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| > Gaspar Noé : « Je veux que mes films soient difficiles mais vivifiants » |

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Producteur, scénariste, réalisateur, monteur et responsable machine à café sur ses deux premiers longs métrages, Seul Contre Tous et le tonitruant Irréversible, l'arche de Noé ne pêche pas par goût pour le nombrilisme mais vogue bien par obligation d'indépendance. Considéré à juste titre comme le « dernier survivant » des productions traditionnelles parfois castratrices, Gaspar n'a rien moins en projet qu'un film expérimental psychédélique, à peine catholique et à caractère pornographique. Prophéties au coin du feu, par celui pour qui filmer une érection n'est heureusement pas encore le dernier outrage... > Extrait de l’interview Photo : JM Vigouroux
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