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Retour sur l’oeuvre cinématographique du célèbre réalisateur suédois Ingmar Bergman

08 Août 2018

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Metteur en scène, scénariste et réalisateur suédois, Ingmar Bergman est né en 1918.


Le jeune Ingmar est vite confronté à la religion avec un père officiant en tant que pasteur luthérien. Les souvenirs de son enfance joueront un rôle important dans l’inspiration de certaines de ses œuvres. Il commencera sa carrière par la mise en scène théâtrale, et montera une vingtaine de pièces entre 1938 et 1944. Puis en 1945, il adapte une pièce de Leck Fischer au cinéma, intitulée « Crise ». En plus d’être un homme de théâtre, il devient alors cinéaste tout en continuant à écrire des scénarios. Dans les années 40, les cinq premiers films de Bergman renvoient à une sorte de révolte de jeunesse, un pessimisme mélangeant désespoir, avortement, suicide et passé douloureux.

« Prison » et « La Soif » de 1949 sont deux œuvres proches de l’existentialisme de Sartre, dans lesquelles la question du couple comme cercle vicieux, mais aussi comme unique façon de vivre est au centre du film. Cette interrogation sur le couple deviendra le sujet central de son œuvre. Dans les années 50, Jean-Luc Godard décrit le cinéma de Bergman comme étant " le monde entre deux battements de paupières, la tristesse entre deux battements de cœur, la joie de vivre entre deux battements de mains ". Puis vient le temps de la reconnaissance mondiale, en gagnant de nombreux prix avec « Sourires d’une nuit d’été », « Le septième sceau » en 1957 ou encore « Les fraises sauvages » en 1958.

Son style s’épure ensuite dans les années 60 en se concentrant sur les visages et leurs expressions. Tout effet stylistique est abandonné, la caméra n’enregistre que l’essentiel. Il s’attaque alors à des sujets comme le fantasme, l’échange de personnalité et la condamnation de la guerre, filmé à la fois de manière réaliste et abstraite (" Persona " en 1966, " L’heure du loup " en 1967…). Sa dernière période apaisée et romanesque s’ouvre avec « Fanny et Alexandre » en 1982 et se termine avec « Saraband » en 2003. Il meurt en 2007 sur l’île de Faro.

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