Pour Donovan Imbusch, le réalisateur, ce film est avant tout une métaphore de l’angoisse existentielle contemporaine. À travers Félix, il questionne notre rapport au passé et à la nostalgie comme refuge face à la peur de l’avenir.
« Je me reconnais dans Félix : perdu face à mes choix, anxieux du monde et parfois de moi-même, j’avance sans savoir où je vais. Ce film explore la nostalgie comme refuge face aux épreuves, tout en rappelant qu’on ne peut vivre dans le passé et qu’il faut affronter l’avenir. »
Son univers visuel s’ancre dans une esthétique rétro, inspirée des années 80–90 : téléviseur cathodique, vinyles, mobilier minimaliste. Les couleurs jouent un rôle crucial : le rouge et l’orange incarnent la chaleur destructrice de la météorite, tandis que les teintes bleutées évoquent la douceur des souvenirs. Ce contraste traduit la dualité entre la fin du monde et la persistance de la mémoire.