S'inscrire Voir la vidéo

Furcy, né libre : Anaïs Nativel, ancienne étudiante de Cinécréatis, au cœur du tournage

Ancienne étudiante de Cinécréatis, Anaïs Nativel a récemment travaillé sur le long-métrage Furcy, né libre, actuellement à l’affiche. À travers son expérience en tant que troisième assistante mise en scène, elle revient sur un projet aussi exigeant qu’humainement marquant, porté par une forte charge historique et émotionnelle.

anais nativel furcy né libre
  • date 09.02.2026

Une immersion complète au poste de troisième assistante mise en scène

Sur ce long-métrage, Anaïs occupait le poste de troisième assistante mise en scène, un rôle clé au cœur de l’organisation du plateau. Sa mission principale consistait à accompagner les comédiens tout au long de la préparation : gestion des loges, coordination avec les équipes habillage, maquillage et coiffure (HMC), et accompagnement des acteurs afin qu’ils arrivent sur le plateau au bon moment, prêts et disponibles pour le jeu.

Un double défi professionnel

Ce tournage représentait pour elle un double défi majeur : son premier long-métrage et sa première expérience à ce poste sur un projet d’une telle envergure.
Avec un casting important et une équipe technique conséquente, l’adaptation rapide, la communication et l’intégration au sein de l’équipe étaient essentielles. Anaïs souligne toutefois la bienveillance des comédiens et des équipes, qui a grandement contribué à faire de cette première expérience un moment à la fois formateur et particulièrement agréable.

Des contraintes fortes liées au contexte historique

Furcy, né libre aborde la thématique de l’esclavage, un sujet qui impose une grande justesse et un profond respect dans sa représentation. Le personnage principal traverse plusieurs étapes de sa vie, impliquant un important travail de vieillissement, ainsi qu’une évolution constante des costumes, coiffures et maquillages.

La préparation HMC était donc particulièrement lourde et précise, notamment en ce qui concerne les cicatrices et marques physiques liées au parcours du personnage, éléments essentiels à la crédibilité du récit.

Une collaboration marquante avec l’équipe de mise en scène

Anaïs revient avec beaucoup de reconnaissance sur sa collaboration avec Luc Bricault, qui lui a accordé sa confiance dès le départ, d’abord en stage de préparation, puis en tant que troisième assistante mise en scène sur le tournage.
Son approche, axée sur la transmission, la pédagogie et la bienveillance, a été particulièrement formatrice. L’ensemble de l’équipe de mise en scène s’est montrée très soutenante, et l’accompagnement du second assistant mise en scène a renforcé chez Anaïs son désir de poursuivre dans cette voie professionnelle.

Un tournage émotionnellement puissant

Parmi les moments les plus marquants du tournage, Anaïs évoque les scènes impliquant la figuration incarnant les esclaves. Ces séquences se sont révélées très éprouvantes émotionnellement.
Originaire de La Réunion, cette histoire la touche directement : celle de son île et de ses ancêtres. Être sur une reconstitution de plantation, entourée de figurants enchaînés, dans un silence seulement rompu par le bruit des chaînes, a été pour elle un moment d’une intensité rare, vécu avec beaucoup d’humilité et de respect.

Un projet unique et fondateur

Ce film occupe une place particulière dans son parcours. D’abord parce qu’il s’agit de son premier long-métrage, véritable expérience fondatrice, mais aussi parce qu’il raconte une histoire française encore trop méconnue, celle de l’esclavage à La Réunion.

Anaïs a eu la chance de participer au projet aussi bien sur la partie parisienne que réunionnaise, lui permettant de suivre le film de la préparation à la projection. Un projet porteur de mémoire, vécu comme un honneur, et qui restera pour elle une expérience humaine et professionnelle profondément marquante.

anais nativel furcy né libre