25 mars 2026 ● Courts métrages

H.O.T.E.L. : Un court métrage entre rêve et enfermement

film cinecreatis H.O.T.E.L
film hotel scene aquatique

H.O.T.E.L. : un court métrage étudiant à l’univers immersif et singulier

En troisième année à Cinécréatis, les étudiants sont amenés à concrétiser leur apprentissage à travers un projet ambitieux : la réalisation d’un court métrage de fin d’études. Véritable aboutissement de leur formation, ce projet mobilise l’ensemble des compétences acquises, de l’écriture à la post-production, en passant par la mise en scène, l’image et le son.

C’est dans ce cadre qu’une équipe de Lyon, issue de la promotion 2024, a fait le choix de porter à l’écran H.O.T.E.L., un projet aussi exigeant qu’immersif. Pendant plusieurs mois, les étudiants ont travaillé collectivement pour donner vie à cet univers singulier, mêlant réflexion artistique, contraintes techniques et collaboration étroite entre les différents pôles.

HOTEL - court métrage étudiants

Un univers visuel fort au service du récit

Avec H.O.T.E.L., la réalisatrice Élise Marteau signe un court métrage à l’identité marquée, où la mise en scène occupe une place aussi centrale que le récit lui-même. Le film entraîne le spectateur dans un hôtel énigmatique, suspendu hors du temps, servant de refuge aux esprits plongés dans le coma.

Conçu comme une entité à part entière, cet espace évolue au fil de l’histoire et façonne directement le regard du spectateur. Les compositions d’image gagnent peu à peu en rigueur et en symétrie, accentuant une sensation d’enfermement. Sous ses apparences lumineuses et idéalisées, l’hôtel laisse pourtant transparaître une tension sourde : celle d’un lieu parfait qui finit par devenir une cage.

Film Hotel cinecreatis Lyon

Un projet collectif et une histoire profondément humaine

Au centre du récit, la relation entre Alan et Alizée met en lumière deux rapports opposés à l’existence : d’un côté l’abandon, de l’autre la volonté de lutter. Cette tension structure l’histoire et se reflète autant dans le jeu des comédiens que dans le rythme du film.

La dimension sonore suit cette progression, évoluant d’une atmosphère douce et répétitive vers des tonalités plus inquiétantes, accentuant peu à peu le malaise et l’immersion.

Ce film incarne ainsi bien plus qu’un exercice académique : il reflète l’engagement, la créativité et la capacité des étudiants à mener un projet cinématographique de grande ampleur, en conditions quasi professionnelles.