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Premiers pas dans la vie active - Sidney Roy-Aubin

  • thème Actu école
  • date 07.09.2021

Rencontre et temps d’échange avec Sidney Roy-Aubin, jeune diplômé 2020 de la formation Réalisateur / Concepteur Audiovisuel de Lyon. Il nous raconte ses premiers pas dans la vie active et son déménagement sur Paris pour débuter sa nouvelle carrière en tant que coordinateur de production.

Comment s’est passée ta recherche d’emploi ?

J’ai eu la chance de ne pas avoir eu besoin de réellement chercher. Après CinéCréatis, j’ai fait un premier stage dans une boîte de production à Paris, qui devait durer 5 mois. Après environ deux mois de stage, qui se passait vraiment bien, j’ai demandé d’arrêter le stage pour pouvoir rejoindre une autre société, Loveboat, qui venait juste de se créer.

Un premier choix professionnel important qui m’a valu quelques petites frayeurs, car le soir même un nouveau confinement était annoncé et rien n’était encore signé chez Loveboat. Je quittais une grosse société, où un poste était vacant, pour rejoindre une société toute neuve où dès le début on m’avait annoncé que rien n’était promis à la suite du stage et même que cela semblait compliqué.

Mais, voilà, l’idée d’être aux prémices d’une société aussi ambitieuse qui représente des réalisateurs que j’estime énormément, puis travailler pour deux producteurs reconnus et talentueux, tout cela était motivant, excitant et forcément très moteur.

Finalement, j’ai donc là aussi fait deux mois de stage assez intenses qui se sont, à priori, bien passés car à la suite du stage j’ai signé un CDI en tant que coordinateur de production. Comme quoi ce n’est pas qu’un mythe, parfois les stagiaires sont embauchés !

Quel est ton poste et en quoi consistent tes missions ?

Aujourd’hui, et depuis le 1er janvier, je suis donc Coordinateur de Production, chez Loveboat. Nous faisons principalement de la pub, et nous développons aussi actuellement deux séries. Loveboat profite de l’écosystème de Logical Group – dont font partie Logical Pictures, Pulsar et The Jokes Films… et mise sur une structure légère et internationale ayant accès à des réalisateurs dans le monde entier grâce aux deux bureaux, celui de Paris et celui de Los Angeles.

S’il fallait faire une liste non-exhaustive mon rôle consiste à gérer, avec les producteurs, les appels d’offre, maintenir la liaison avec les directeurs de production sur les projets et les assister, effectuer une veille créative et repérer les nouveaux talents, aider les réalisateurs sur les notes, les recherches graphiques et maintenir une cohérence sur la com’ des deux bureau Paris et LA, etc.

Peux-tu nous raconter tes premiers pas dans l’univers professionnel ? Comment l’as-tu vécu ?

Je suis sorti de l’école à 24 ans, j’avais déjà beaucoup travaillé avant et pendant mon parcours chez CinéCréatis donc je savais à quoi m’attendre à peu près.

Mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est l’implication dans le travail (personne ne compte ses heures, jamais) et l’exigence. L’exigence d’un travail bien fait, que tout soit bien carré, finalement chercher à rendre tout irréprochable. C’est assez impressionnant et galvanisant.

Comment as-tu ressenti ce passage d’étudiant à pro ?

Il y a clairement une sacrée marche à franchir et ça peut parfois être déroutant, tout va plus vite, tout est plus concret… Prenons l’exemple des budgets : en production, on est amené à côtoyer souvent (si ce n’est tout le temps) des chiffres et parfois ils sont quand même très très impressionnants. Mais qui dit argent dit enjeu, qui dit enjeu dit pression et, sans faire du mauvais Stromae, cette pression est réelle, perturbante, mais il faut apprendre à gérer même si elle sera toujours là.

Très rapidement les réflexes étudiants s’en vont pour laisser place à d’autres, plus aiguisés. En gros, il faut arrêter de penser « salade de pâtes » pour la pause de 5 min du midi, entre les 33 prises pour un seul plan.

Qu’est-ce que cela fait de travailler sur des projets pros et non plus étudiants ?

C’est super excitant ! C’est clairement l’aboutissement de tout l’investissement mis dans les études. Investissement financier forcément, mais pas seulement, heureusement. Il y a aussi le temps, l’énergie, l’émotion etc. Tout ce qu’on a mis dans les études qui se concrétise ! C’est top.

Quel regard jettes-tu sur ta formation passée à CinéCréatis ?

Tout n’a pas été tout beau tout rose pendant les trois ans chez CinéCréatis, ce serait mentir de dire que c’était parfait. Mais une chose est sûre c’est que sans certains des intervenants, je ne serais pas en poste aujourd’hui car je n’aurais pas eu le même bagage de confiance et de connaissances en arrivant en stage. Donc, merci à eux.

La scolarité n’est clairement pas la même pour tout le monde. Elle est à l’image de l’implication qui est mise dedans ! Je garde vraiment d’excellents souvenirs de tournages à l’école notamment grâce au super matériel disponible.

Avec le covid et les confinements, le monde de l’audiovisuel a-t-il été impacté ? Cela a été compliqué pour toi de démarcher des entreprises et de trouver du travail ?

Oui ! Comme pour tout le monde, je suis loin d’être un expert, mais le cinéma, et l’audiovisuel en général à, semble t-il réussit à bien s’adapter. Il y a sur les plateaux comme partout des mesures sanitaires à respecter. C’est sûr que pour les voyages, pour les tournages tout est plus compliqué et les budgets ne sont – à priori – plus tout à fait les mêmes. Cela rajoute un peu de piment à une prod’. Ce sont des nouvelles habitudes à prendre finalement. Je suis entré dans le monde du travail en même temps donc ce sont des habitudes que j’ai dû adopter tout de suite.

Pour ce qui est de l’impact, la mutation du système de distribution s’est grandement accélérée et cette, peut-être, nouvelle chronologie des médias, annonce la croissance et la multiplication des plateformes de streaming. Et comme chacun sait, elle vivent grâce au renouvellement de leur catalogue, ce qui implique qu’elles ont toujours plus besoin de contenus, même français et donc, inévitablement, les tournages ne vont pas subitement s’arrêter… Au contraire !

Le cinéma n’est pas mort, vive le cinéma ! comme dirait presque l’autre.

Comment te projettes-tu dans les mois à venir ?

Toujours chez Loveboat que j’aime tant avec, j’espère, plein de supers projets, des nouveaux réalisateurs talentueux, des séries qui vont se développer, des tournages dans des endroits dingues bref, que des bonnes choses !!


Découvrir Vous ne m’oublierez pas ! et Mitja de Sidney Roy-Aubin.