Au centre de Blood and Burn : Draxx, un vampire au bras mécanique, figure tragique consumée par une soif de vengeance qui le conduit aux confins du chaos. Structuré autour de trois états émotionnels, la détermination, la confusion et la haine, le trailer plonge dans la chute intérieure d’un personnage prêt à sacrifier le monde pour réveiller Dracula.
Le film s’appuie sur une mise en scène contrastée, alternant plans contemplatifs écrasés par des décors monumentaux et mouvements de caméra nerveux et instables. L’univers visuel revendique une forte inspiration expressionniste : clair-obscur marqué, dominance bleutée traversée d’éclats rouges, puis embrasement orangé lors de la séquence finale sur le ponton. La lune, omniprésente, agit comme une entité symbolique guidant Draxx vers son destin.
Le projet accorde également une place centrale au sound design, pensé comme un moteur narratif à part entière. Les sons diégétiques deviennent rythmiques, presque musicaux, soutenant une montée en tension progressive jusqu’à l’explosion finale. Le montage suit une construction en cinq phases, jouant sur les ruptures de rythme pour maintenir un équilibre entre mystère et révélation.