Samuel Vercelloni, Monteur pour Mosimann

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De la passion du montage à la réalité du terrain : le parcours de Samuel Vercelloni

Très tôt, Samuel Vercelloni sait qu’il veut faire du cinéma. Une vocation qui ne doit rien au hasard : dès le lycée, à Cannes, il choisit une option cinéma et commence déjà à expérimenter le montage, un domaine qui le passionne immédiatement. “J’en ai toujours fait depuis le collège”, explique-t-il, comme une évidence.

Après le bac, il intègre l’école de cinéma et d’audiovisuel Cinécréatis, pour transformer cette passion en métier. Son objectif est clair : vivre du cinéma, et plus précisément du montage. Cette formation lui apporte bien plus que des compétences techniques. Il y découvre l’ensemble des métiers de l’audiovisuel, apprend à travailler en équipe et à comprendre les rôles de chacun sur un projet. Une dimension essentielle dans un secteur où la collaboration est au cœur de chaque création.

Ce qui marque particulièrement Samuel, c’est l’accompagnement des enseignants. Présents tout au long des projets, disponibles même en dehors des cours, ils jouent un rôle clé dans son évolution. “Je suis encore en contact avec beaucoup d’entre eux”, confie-t-il, preuve de l’impact durable de cette relation pédagogique.

Aujourd’hui, Samuel travaille comme monteur pour Mosimann, un artiste connu pour ses formats innovants sur les réseaux sociaux. Il participe notamment au concept “Dream Tracks”, une série où des personnalités imaginent leur morceau idéal à partir de souvenirs, de sons du quotidien ou de références culturelles. Le montage y joue un rôle central, puisqu’il s’agit de suivre à la fois l’interview, la création musicale et la narration visuelle.

Ces projets peuvent intégrer des univers très variés, allant de références pop culture à des éléments plus inattendus, comme des bruitages ou des clins d’œil à des artistes. Un terrain de jeu créatif qui correspond parfaitement à l’approche de Samuel.

Comme beaucoup de jeunes diplômés, il commence par saisir les opportunités qui se présentent. Il effectue un stage chez Clique, décroche ensuite un CDD de quelques mois, puis rejoint finalement l’équipe de Mosimann. Une progression faite d’étapes, de rencontres et d’occasions saisies au bon moment.

Avec le recul, ses attentes ont évolué. À ses débuts, il s’imaginait travailler directement dans le cinéma. Mais la réalité du secteur lui a ouvert d’autres perspectives : réseaux sociaux, communication digitale, formats courts… Autant de terrains d’expression qui lui permettent aujourd’hui de développer son savoir-faire, sans pour autant renoncer à l’envie de toucher au long-métrage.

Dans son quotidien de monteur, tout ne se ressemble pas. Si certaines étapes comme le dérushage peuvent être longues et répétitives, la passion reste intacte. Parmi ses projets marquants, il évoque une captation d’une heure en noir et blanc avec l’artiste techno Mala, un travail exigeant mais particulièrement stimulant sur le plan créatif.

À ceux qui souhaitent suivre une voie similaire, Samuel donne un conseil simple mais essentiel : rester ouvert. Ne pas se fermer de portes, accepter les projets, même modestes, et considérer chaque expérience comme une occasion d’apprendre. “On peut se tromper, mais on apprend toujours”, rappelle-t-il.

Un état d’esprit qui résume bien son parcours : fait d’opportunités, de curiosité et d’une passion constante pour l’image et le montage.