Le lien du feu

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Film de fin d’études CinéCréatis 2014

Synopsis : Dans un monde post-apocalyptique, un homme est seul. Il erre dans la ville à la recherche de quelqu’un qui aurait survécu. Quelque chose l’observe. De retour chez lui, l’homme désespère au point de vouloir en finir, mais au moment de passer à l’acte, un enfant apparaît

Matthieu Plessis et Jordan Le Galèze, vous êtes les co-réalisateurs du film Le lien du feu, réalisé en 2014 dans le cadre de vos études à CinéCréatis. Comment avez-vous été amenés à collaborer ?

Jordan Le Galèze : lors du jury de fin de 2e année, mon scénario n’avait pas été retenu. En revanche, l’idée de Matthieu avait fait mouche, et j’ai tout de suite accroché avec son univers, qui nous donnait l’occasion de nous lancer dans un court-métrage d’anticipation ambitieux !

Pouvez-vous nous présenter Le lien du feu en quelques mots ?

Matthieu Plessis : Le lien du feu est un film post-apocalyptique, que Jordan et moi-même avons réalisé. C’est un projet qui a requis un important travail d’image (VFX), notamment pour la réalisation des décors post-apocalyptiques. Néanmoins, nous avions décidé de ne dédier que la 1e partie du court-métrage à la ville détruite, et donc à ces décors, afin de permettre aux spectateurs de rentrer rapidement dans l’univers dépeint. La 2e partie est plus intimiste, et s’intéresse davantage aux relations entre les personnages.

Jordan Le Galèze : comme l’a dit Matthieu, le film s’organise en plusieurs temps. Le défi de la 1e partie du film était de réussir à emmener le spectateur dans ce monde post-apocalyptique. Pour ce faire, nous avons associé notre expérience en matière d’effets spéciaux à la réalisation de décors naturels. Nous avons également opté pour des plans larges, vides, des teintes ternes et mornes, afin de retranscrire l’isolement et la mort lente du personnage.
Dans la 2e partie, que nous avons abordée du point de vue de la relation entre l’homme et l’enfant sauvage, le travail d’acteurs a été davantage mis en exergue : dans ce face à face muet, nous avons opté pour des plans rapprochés, afin de mettre l’accent sur les visages et les regards.
Enfin, la 3e partie a été entièrement pensée selon le point de vue du personnage principal, qui traverse une grande détresse, et qui fait l’expérience d’un véritable élan de vie qui le pousse à partir à la poursuite de l’enfant, afin de recouvrer sa liberté.

Combien de temps le tournage a-t-il duré ?

Matthieu Plessis : En tout et pour tout, il a duré 7 jours. Nous avons principalement tourné dans le centre-ville de Nantes (Cathédrale Saint Pierre, Place Royale), et en périphérie (Château Thébaud). En lui-même, le tournage s’est bien déroulé, et nous n’avons pas eu de compromis à faire. Pour autant, ce fut un moment assez éprouvant, notamment parce que nous avions sollicité pour ce projet une dizaine d’enfants, qui n’étaient pas familiarisés aux conditions d’un tournage. Nous avons rencontré d’autres petits couacs (camion de location accroché, costumes oubliés…), mais dans l’ensemble ce fut une expérience très enrichissante.

Jordan Le Galèze : ce fut en effet un tournage plutôt bien mené, notamment grâce à toute la phase de préparation que nous y avions consacrée, avec par exemple le tournage de maquettes pour les séquences clés. Cela nous a permis d’aborder le tournage da façon beaucoup plus sereine.
Néanmoins, je retiens que notre manque d’expérience nous a fait défaut, notamment sur la scène où interviennent les enfants : avec le recul, je trouve que le travail des costumes, le casting, et les décors, n’ont pas été à la hauteur de nos ambitions.

Comment le jury de fin d’études a-t-il accueilli votre film ?

Jordan Le Galèze : Le genre du film a fait que les avis étaient plutôt clivants. Néanmoins, Le lien du feu a reçu un accueil très positif, et le jury a salué notre ambition réussie de créer cet univers post-apocalyptique.

Matthieu Plessis : Je crois que, sur la promotion 2014, c’est le projet qui a su rester le plus proche du scénario d’origine. Avec un suivi plus sérieux, le film aurait pu rencontrer un plus gros succès aux festivals, mais notre vie professionnelle a pris le pas sur la promotion du film.

Que retenez-vous de vos années à CinéCréatis ?

Matthieu Plessis : Pour ma part, j’en retiens une expérience globale très positive. J’ai choisi de me spécialiser en post-production, et notre professeur Frédéric Michaud, a su parfaitement tenir son rôle, faisant à la fois preuve d’écoute, et nous prodiguant de précieux conseils. C’est d’ailleurs en partie grâce à lui que j’ai obtenu mon CDI tout de suite à la sortie de l’école.
Je retiens aussi beaucoup de positif des deux premières années de tronc commun, qui ont été l’occasion de développer de nombreuses compétences.

Jordan Le Galèze : Mes années d’études à CinéCréatis m’ont apporté un socle à la fois solide et complet, qui permet d’aborder un début de carrière dans l’audiovisuel. Je regrette néanmoins un manque de folie et d’audace sur certaines phases dans l’accompagnement des films.

Comment envisagez-vous la suite ?

Matthieu Plessis : Cela va bientôt faire 5 ans que je suis sorti de l’école, et j’ai décidé de me lancer cette année en freelance, en tant que flamiste (spécialiste du logiciel Flame). Je serais également ravi de présenter mon parcours aux étudiants de CinéCréatis !

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