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Un jour de marque

un jour de marque cinecreatis
  • thème Mini-Série
  • formation 2ème année
  • année Promotion 2023
  • durée 11:25
un jour de marque court métrage

Pitch du film

Le jour de son mariage, Joseph découvre peu à peu que la famille de sa future épouse cache un rituel ancestral et glaçant. Ce qui devait être une célébration se transforme en cérémonie sacrificielle, où Joseph devient l’offrande destinée à libérer Anne d’une mystérieuse marque qui condamne les femmes de sa lignée. Pris au piège entre amour, tradition et violence, Joseph devra faire un choix tragique pour survivre, au risque de devenir à son tour porteur de la marque.

  • Un jour de marque À travers Un Jour de Marque, l’équipe artistique développe une œuvre où chaque choix esthétique participe activement à la narration. Les différentes notes d’intention traduisent une volonté commune : installer un malaise progressif, presque imperceptible, qui se révèle pleinement au fil des épisodes.

Réalisation

La réalisation de Un Jour de Marque repose sur une volonté claire : raconter une descente progressive dans l’horreur sans jamais basculer dans le spectaculaire immédiat. Le récit s’ancre d’abord dans une situation familière et rassurante, un mariage, afin de mieux en détourner les codes. Le spectateur est volontairement placé dans la même position que Joseph : il observe une situation apparemment normale, avant d’en percevoir progressivement les incohérences.

  • Épisode 1 : installation du cadre et des personnages, apparition du malaise.

  • Épisode 2 : révélation du rituel et bascule vers la traque.

  • Épisode 3 : confrontation intime et morale, recentrée sur les personnages.

La direction d’acteurs s’oriente vers une retenue émotionnelle. Les personnages secondaires, notamment Nathan et les invités, affichent une neutralité presque mécanique, renforçant l’idée d’un collectif soumis à une tradition immuable. À l’inverse, Joseph incarne l’émotion brute, la panique et l’incompréhension, ce qui crée un contraste constant entre l’individu et le groupe.

Lumière

La lumière accompagne directement l’évolution dramaturgique du récit. Dans les premières séquences, elle est majoritairement naturelle, douce et diffuse. La préparation de Joseph et la cérémonie de mariage bénéficient d’un éclairage lumineux et équilibré, évoquant un cadre idyllique et rassurant.

Cependant, cette lumière « propre » devient progressivement un outil de malaise. Lors de la cérémonie, bien que l’espace soit ouvert et en plein jour, l’uniformité chromatique et l’absence d’ombres marquées créent une sensation d’irréalité, presque figée. Le spectateur ressent que quelque chose ne va pas, malgré l’apparente normalité de la situation.

À partir de la fuite de Joseph et jusqu’au troisième épisode, la lumière se durcit nettement :

  • les contrastes augmentent,

  • les zones d’ombre deviennent plus présentes,

  • les sources lumineuses sont plus directionnelles et artificielles.

Dans la salle close du dernier épisode, l’éclairage au néon renforce l’aspect clinique et oppressant du lieu. La lumière ne cherche plus à embellir mais à exposer crûment les personnages, accentuant leur vulnérabilité et la brutalité des choix qui s’imposent à eux.

Le cadre

Le cadre est pensé comme un prolongement direct de l’état psychologique de Joseph. Dans les premières scènes, la caméra adopte des compositions stables, équilibrées et classiques. Les plans sont majoritairement fixes ou accompagnés de mouvements fluides, traduisant une impression de contrôle et de normalité.

Au fil du récit, cette stabilité se dégrade :

  • les plans se resserrent,

  • la caméra devient plus mobile,

  • les axes se font parfois déséquilibrés.

Lors de la cérémonie, les plans larges montrent Joseph isolé au sein d’un groupe homogène, soulignant son statut d’étranger. À l’inverse, les scènes de poursuite privilégient une caméra plus proche du corps, souvent à l’épaule, créant une sensation d’urgence et de perte de repères.

Dans le dernier épisode, les cadres deviennent plus enfermants. Les murs en béton et les lignes verticales de la pièce accentuent l’idée de piège. Le spectateur partage physiquement l’enfermement des personnages, jusqu’à l’issue tragique de la confrontation.

Le son

Le son occupe une place centrale dans la construction du malaise. Plutôt que de multiplier les effets, le projet fait le choix d’une bande sonore minimaliste et précise. Les silences sont utilisés comme de véritables outils dramaturgiques, laissant au spectateur le temps d’anticiper l’horreur.

Lors de la cérémonie, la musique et les applaudissements masquent temporairement la violence du rituel, créant un décalage troublant entre ce qui est vu et ce qui est entendu. Les tambours, utilisés à des moments clés, rappellent l’aspect ancestral et sacrificiel de la tradition.

Dans les scènes de forêt et de huis clos, le travail sonore se recentre sur :

  • la respiration,

  • les bruits de pas,

  • les sons sourds et étouffés.

Cette approche renforce la sensation d’isolement et accentue la tension dramatique. Le son devient alors un vecteur d’angoisse plus qu’un simple accompagnement de l’image.

Direction artistique et décors

Le décor est pensé comme un élément narratif à part entière. L’objectif principal est de créer un univers crédible de mariage tout en y intégrant progressivement des éléments perturbateurs. Le spectateur doit ressentir un malaise sans pouvoir immédiatement l’identifier.

Le travail sur les couleurs joue un rôle essentiel. L’uniformité des costumes bleu marine des invités évoque l’appartenance à un groupe fermé, presque sectaire. En opposition, la robe rouge d’Anne agit comme un symbole fort : elle annonce le sang, la violence et la rupture avec les codes traditionnels du mariage.

Les accessoires sont choisis pour leur portée symbolique : le peigne, la photo de la mère, le couteau rituel. Chaque objet possède une fonction narrative précise et accompagne la trajectoire psychologique des personnages.

Dans la salle close du dernier épisode, le décor se dépouille volontairement de tout artifice. Le béton brut, l’absence de fenêtres et la lumière artificielle créent un espace intemporel, presque abstrait, où les personnages sont confrontés à leurs choix sans possibilité de fuite.


L’ensemble de ces intentions converge vers une même ambition : proposer une mini-série où la forme ne se contente pas d’illustrer le fond, mais devient un véritable moteur de sens et de tension dramatique.

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Équipe technique

Réalisation / Scénario : Lilian Drouin
Directrice de production : Adeline Enouf
Secrétaire de production : Simon Cantarutti
1er assistant réalisateur : Kim Mellano
2nd assistant réalisateur : Simon Cantarutti
Scripte : Aymeric Lenoir
Régisseur Général : Rémi Ducrey
Directeur de la Photographie : François Vallet
Cadreuse : Léa Porte
1ere assistance Opératrice : Coralie Antelo
Chef Opérateur du son : Yoni Valenzuela
Cheffe Costumière : Elsa Faure
Habilleuse : Adeline Enouf
Cheffe maquilleuse : Ondine Ulpat
Régleur Cascade : Cyril Coll
Responsable VFX : Lucas Champeau
Chef Électricien : Léo Giai-Checa
Électricien : Antonin Fontaine
Cheffe machiniste : Léa Ugurlu
Machiniste : Léna Ferrari
Cheffe décoratrice / Accesoriste plateau : Maé Benoit-Gonnin
Première assistante décoratrice : Chloé Trappler
Cheffe Monteuse : Linh-Nhi Pham
Premier assistant monteur / titrage : Hugo Mugnier
Colorimétrie : François Vallet
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Avec Clément de Besombes
Marie-Lou Reveilles
Benjamin Fornier