Incarner les valeurs de la marque Zerod
Zerod, fondée par les frères Pierre et Frédéric Dorez, s’est imposée comme une référence française dans le triathlon. Son slogan : “zéro drafting, zéro déception, zéro DNF, zéro dopage”, affirme une éthique claire : performance, intégrité, exigence.
Mettre en scène le dépassement de soi
L’intention première du projet n’est pas de promouvoir un produit isolé, ni de mettre en avant une simple performance technique. Elle consiste avant tout à révéler et incarner les valeurs fondamentales de la marque Zerod. À travers cette campagne, le dépassement de soi devient le moteur narratif central, la persévérance en constitue la dynamique interne, l’exigence en façonne l’esthétique, et la professionnalisation en trace l’horizon. Chaque choix de mise en scène, chaque séquence d’entraînement, chaque confrontation avec l’alter ego participe à exprimer cette culture de la rigueur et de l’engagement total qui caractérise l’identité de la marque.
Cibler ceux qui construisent leur avenir sportif
La campagne s’adresse ainsi prioritairement à un public en transition. Elle parle aux amateurs qui souhaitent franchir un cap et structurer leur pratique avec plus de sérieux. Elle s’adresse également aux jeunes triathlètes qui aspirent à atteindre un niveau supérieur, voire à s’inscrire dans une trajectoire compétitive ambitieuse. Enfin, elle touche les semi-professionnels en quête de progression, ceux pour qui l’entraînement n’est plus un loisir mais un projet de vie en construction. À travers ce récit, l’idée s’impose avec clarté : Zerod n’est pas seulement un équipementier, mais un partenaire de transformation, une marque qui accompagne l’athlète dans son évolution, depuis l’effort solitaire jusqu’à l’affirmation de son plein potentiel.
une approche immersive
La réalisation adopte une approche immersive. L’objectif n’est pas d’observer l’effort, mais de le ressentir. La caméra reste souvent proche de l’athlète : plans mi-distance, plans serrés, respiration audible, gouttes de sueur. Le spectateur entre dans la fatigue, dans le doute, dans la répétition.
Chaque décor a été pensé comme une extension de l’état intérieur du protagoniste, et non comme un simple arrière-plan esthétique. Le chemin de montagne symbolise l’ascension vers un objectif plus grand que soi. La montée, l’effort irrégulier, la chute puis la reprise de course traduisent visuellement le dépassement et la progression, dans une logique presque initiatique. La piscine, au contraire, enferme le personnage dans un espace clos, structuré, presque clinique. L’eau isole les sons, ralentit les mouvements et place l’athlète face à lui-même. Il n’y a plus de paysage, plus d’échappatoire : seulement le corps, la respiration et la fatigue.
Mettre en scène l’obsession et la répétition
Le studio rouge consacré au vélo stationnaire constitue une rupture volontaire dans la narration visuelle. Cet espace ne cherche pas le réalisme mais la traduction d’un état mental. La lumière rouge, dense et artificielle, associée aux effets stroboscopiques et au brouillard, matérialise la lutte intérieure du protagoniste. Ici, l’adversaire n’est plus extérieur : il est psychique. Ce lieu devient une projection de son esprit sous tension, un espace où la répétition et l’obsession prennent le dessus.
L’aboutissement du combat intérieur
La piste d’athlétisme agit comme une arène contemporaine. Contrairement aux décors précédents marqués par l’isolement, elle expose le protagoniste dans un cadre structuré, frontal, presque officiel. C’est le lieu de l’affrontement assumé, celui où la confrontation n’est plus évitée mais recherchée. Le contraste entre la lumière naturaliste des extérieurs et l’esthétique plus expressionniste du studio renforce cette progression : de l’entraînement intime à la révélation finale, du combat intérieur à la maîtrise de soi.
Une intention rythmique : alterner tension et respiration
Le montage occupe une place centrale dans la construction du film, car il est le véritable moteur émotionnel de la narration. Il ne se contente pas d’assembler les séquences d’entraînement ; il traduit les fluctuations intérieures du protagoniste. L’entraînement est ainsi structuré comme une respiration irrégulière, alternant des phases d’intensité maximale, où le rythme s’accélère et la tension monte
Les battements du corps, les pulsations du montage
Le plan subaquatique en natation joue un rôle essentiel dans cet équilibre. En plongeant le spectateur sous l’eau, le montage crée une suspension presque introspective : les sons sont étouffés, les mouvements ralentis, la perception devient plus intérieure. Ce moment agit comme une pause mentale au cœur de l’effort. À l’inverse, les séquences de vélo et de sprint s’appuient sur une rythmique plus agressive, avec des coupes plus franches et une énergie plus brute. La vitesse du pédalage renforcent cette montée en tension. Le contraste entre ces dynamiques permet de rendre la victoire finale d’autant plus satisfaisante, car elle naît d’un parcours fait de ruptures, de doutes et de reprises.
équilibre entre réalisme et stylisation
Le projet adopte une approche hybride qui équilibre énergie et lisibilité. La caméra portée accompagne les moments d’effort pour transmettre la tension et l’intensité physique, tandis que des plans plus stables permettent de valoriser clairement le textile et d’en souligner la technicité. Le choix d’objectifs vintage apporte un rendu plus organique à l’image, moins lisse, plus incarné, tandis que l’usage ponctuel d’une GoPro embarquée crée une matière brute et immersive qui renforce la sensation de vécu.
La visibilité des produits reste néanmoins centrale. Les vêtements évoluent en parallèle de la progression du protagoniste, accompagnant symboliquement sa montée en niveau. En extérieur, la lumière naturelle est privilégiée, avec un travail en contre-jour destiné à sculpter les silhouettes et à donner au textile une présence forte, à la fois esthétique et expressive.
Affirmer une ambition
Cette campagne pour Zerod ne se limite pas à la promotion d’un équipement sportif. Elle propose une lecture universelle : le progrès est un dialogue permanent avec soi-même.
À travers une mise en scène immersive, une narration symbolique et une direction artistique maîtrisée, le projet affirme une idée simple mais puissante :
Se professionnaliser, ce n’est pas battre les autres.
C’est devenir la meilleure version de soi-même.
Et c’est précisément cette transformation que Zerod entend accompagner.
Ce projet représente également un enjeu stratégique pour l’équipe : Travailler avec la marque numéro un du triathlon français, s’inscrire dans l’univers exigeant de la publicité sportive et démontrer une capacité à allier narration, esthétique et branding.