13.01.2021   Lyon, Montpellier, Nantes

School Must Go 2 – Comment les écoles CinéCréatis ont fait face au second confinement

Actu école

Depuis un an, l’humanité entière vit sous le joug d’une pandémie inédite. L’ensemble de la société s’en est trouvée bouleversée et oscille entre les dispositions prises par le Gouvernement et un semblant de normalité. Lors du second confinement, CinéCréatis a eu la possibilité de maintenir la quasi intégralité de ses cours en présentiel. Un choix assumé afin de maintenir un enseignement de qualité et de préserver le bien-être de nos étudiants.

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Une année sous le signe du bouleversement et de l’adaptation

Il y a un an, nous découvrions l’existence du Coronavirus qui allait chambouler nos vies, déconstruire un ordre et un quotidien établi, remodelant le fonctionnement de notre société pour nous plonger au cœur de ce qui pourrait être un mauvais scénario de science-fiction.
Un premier confinement ordonné en mars bouleversa nos méthodes éducatives, imposant à tous de rester chez soi. Etudiants, professeurs et équipes administratives ont dû se réinventer et s’adapter afin de maintenir la continuité pédagogique et assurer l’intégralité des cours. Un défi qui a été relevé afin que les étudiants pâtissent le moins possible de cette situation hors norme.

De multiples dispositions avaient été prises avec, notamment, une prise de contact hebdomadaire téléphonique pour chaque étudiant, le suivi régulier des cours diffusés à distance, le maintien des examens tout comme des stages.

Maintenir les cours, pour les étudiants avant tout

Loin de se calmer, le cauchemar connu un nouveau rebond avec l’annonce fin octobre du second confinement. Cela, à peine après les premières semaines de reprise des cours de la rentrée. Les écoles du supérieur se devaient de rebasculer l’enseignement en digital. Après l’incertitude des premières heures les campus CinéCréatis ont acté le maintien des cours en présentiel dans le cadre de leur bonne mission pédagogique et surtout pour ne pas dégrader l’apprentissage des étudiants. Seuls les enseignements théoriques qui pouvaient l’être ont été digitalisés, les cours nécessaires demandant une pratique se sont faits à l’école. Bien entendu, toutes les mesures sanitaires et toutes les précaution ont été prises et renforcées afin de permettre aux élèves et aux professeurs d’évoluer dans un environnement le plus sécuritaire au possible.

Notre école formant aux domaines spécifiques que sont les arts appliqués, il s’agit de matières difficilement dématérialisables. Cela a été fait lors du premier confinement mais les conditions n’étaient pas celles d’une rentrée comprenant des étudiants découvrant le campus, démarrant une nouvelle année et des nouveaux cours, rencontrant de nouveaux professeurs et assimilant de nouvelles façons de travailler. Il aurait été catastrophique de dématérialiser la totalité des formations.

Les cours en présentiel permettent aussi de préserver une certaine équité entre les étudiants. En effet, le digital peut se montrer inégal entre les personnes (le débit internet selon le lieu de résidence et sa qualité, le matériel etc.). De quoi devenir rapidement un enfer pour certains. La communication et le temps d’attention est loin d’être le même par rapport au présentiel. Les interactions sont plus compliquées à distance derrière un écran. Enfin, le présentiel permet de calmer le stress ressenti face à la situation de ce nouveau confinement. Notons qu’une étude menée par l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) souligna que près de 31% des étudiants ont présenté des signes de détresse psychologique pendant le premier confinement. Ce second confinement n’aurait fait que les fragiliser encore un petit peu plus.

L’IMPORTANCE DES LIENS SOCIAUX DANS CES MOMENTS DE CRISE

Pouvoir maintenir les cours s’inscrivait également dans une démarche de soutien et de lutte pour la santé mentale et le bien-être de nos étudiants. De manière générale, ce premier confinement a été très mal vécu par plusieurs étudiants, les isolants, les fragilisants, poussant certains au décrochage. Il n’est pas non plus à oublier les conditions de vie de cette tranche de la population pour nombre d’entre eux : loin de leur famille, logement étroit, disparition des liens sociaux, solitude. D’ailleurs, de nombreux articles de presse ont relaté au cours de ce second confinement des propos d’étudiants – ne pouvant aller en cours – se sentant « punis », « isolés » et « délaissés ». Ce qui devrait être les plus belles années de leur vie se commuant en peine.

C’est pour cela que le corps enseignant et les équipes administratives se sont vouées aux étudiants pour leur offrir, le plus possible, un semblant de normalité et des cours de qualité.

Témoignages

Nous laissons la parole à deux étudiants de la première promotion de Montpellier, qui nous livrent leur avis.

Dalil Amaouch :  Lors du premier confinement j’ai eu la chance de faire partie des personnes qui pouvaient travailler. Là c’est la seconde fois que j’ai la chance de pouvoir continuer mes activités pendant le confinement. A l’annonce du second confinement on a été inquiet quand même puis soulagés d’apprendre que les cours ont été maintenus. On ne peut pas enseigner le cinéma à distance et la plupart nos cours théoriques ont été maintenus en présentiel avec quelques cours en visio. Ca aurait été très embêtant de faire les cours en distanciel.

Dans mon entourage j’ai plusieurs amis qui doivent suivre leurs cours en visio et beaucoup décrochent ou sont au bout du rouleau. Pour nous ça a été un bonheur donc on a l’impression que ça n’a aucun impact sur notre vie. Au final je ne me sens pas confiné car on va en cours, on fait nos courses, on rentre chez soi… Il n’y a rien qui a changé dans ma vie, à part les masques.

Après on a un bon accompagnement et un très bon soutient des professeurs et de l’administratif, il faut le dire. Ils ont été très réactifs et ont su prendre toutes les mesures nécessaires quand il le fallait. Le protocole est bien appliqué et on a tous pris les bonne habitudes.

 

Margaux Renoux : Tant mieux ! Quand on est chez soi, on a moins envie de travailler. Enfin, c’est plus compliqué alors qu’en cours on est plus concentré, c’est vraiment bien mieux. On a eu peur de ne pas pouvoir retourner en classe à l’annonce du second confinement car on a beaucoup de cours pratique et si on ne peut pas les faire, on a plus de mal à bien emmagasiner les informations. Franchement il n’y a pas beaucoup de changement.

Pour le 1er confinement j’étais à l’étranger et après j’étais en cours en ligne chez moi et comme j’étais avec ma famille je ne me sentais pas seule contrairement à d’autres étudiants. En étant étudiant on est souvent dans un 20m2, on est tout seul, c’est compliqué. Là je vis en colocation donc je vois tout le temps du monde, et c’est vrai que le fait d’être en présentiel, ça aide beaucoup.

Il y a eu une semaine où je n’étais pas présente à l’école car un membre de ma colocation a eu le covid. Du coup je suis restée confinée à la maison et j’ai réussi a m’arranger avec notre responsable pédagogique et quelqu’un de ma classe pour enregistrer les cours afin de pouvoir suivre et ne pas avoir de retard. Franchement il y a eu une bonne organisation !

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