Assistant De Production - promotion
Sinalya Gleize-Weissenbacher
De la photographie à la production, un parcours guidé par la passion
Aujourd’hui assistante de production au sein d’une filiale de Studio TF1, Sinalya Gleize-Weissenbacher évolue au cœur de projets audiovisuels variés. En parallèle, elle accompagne également des artistes en direction artistique et en production. Un parcours pluriel qu’elle a construit en partie à CinéCréatis, où elle a découvert une véritable passion pour la production.
Une arrivée à Cinécréatis presque sur un coup de tête
Avant de rejoindre CinéCréatis, Sinalya s’était orientée vers un bac photographie. Déjà installée à Montpellier, elle découvre l’école par l’intermédiaire de plusieurs amis qui viennent de s’y inscrire.
« Quand CinéCréatis est arrivé, j’étais déjà à Montpellier et j’avais des copains qui se sont inscrits. Sur un coup de tête, je suis venue à CinéCréatis », raconte-t-elle.
Ce qui devait être une découverte s’est finalement transformé en véritable parcours de formation. Séduite autant par les enseignements que par l’ambiance humaine de l’école, Sinalya décide de rester et de se former aux différents métiers de l’audiovisuel.
Des bases solides pour entrer dans le monde professionnel
Pour Sinalya, l’un des principaux apports de sa formation réside dans les fondamentaux qu’elle a pu acquérir, mais aussi dans la manière d’aborder le monde professionnel.
La formation lui a notamment permis d’apprendre à communiquer avec des professionnels, à présenter et défendre un projet, mais aussi à coordonner des équipes.
« Ça m’a amené beaucoup de bases solides : comment communiquer avec des professionnels, comment vendre un projet et comment driver des équipes. »
La première année généraliste a également joué un rôle important dans son parcours. En découvrant différents aspects de la production audiovisuelle, elle a pu développer une vision plus globale des projets et mieux comprendre les contraintes des différents métiers.
Une connaissance qui lui est aujourd’hui particulièrement utile dans son quotidien professionnel : « C’est beaucoup plus simple pour moi quand je parle à des équipes techniques, de comprendre leurs enjeux et comment gérer financièrement un projet. »
Une rencontre déterminante avec son professeur de production
Au cours de ses études, une rencontre va particulièrement marquer son parcours : celle de Stéphane Caput, son professeur de production.
Pour Sinalya, son accompagnement a été déterminant dans son entrée dans le monde professionnel. C’est notamment grâce à lui qu’elle réalise une partie de ses stages et rencontre plusieurs techniciens avec lesquels elle travaille encore aujourd’hui.
Cette relation va également lui permettre de décrocher son premier contrat d’intermittence.
« C’est grâce à lui que j’ai fait une partie de mes stages et que j’ai rencontré la plupart des techniciens que je connais actuellement dans le monde professionnel. Et c’est grâce à lui que j’ai eu mon premier contrat d’intermittence. »
Un exemple qui illustre l’importance des rencontres et du réseau professionnel dans les métiers de l’audiovisuel.
Un métier au cœur de la préparation des projets
Aujourd’hui, Sinalya travaille comme assistante de production au sein d’une filiale de Studio TF1. Son rôle intervient principalement en amont des tournages, lors de la phase de préparation des projets.
Son quotidien est particulièrement varié. Elle peut notamment participer à la réalisation de banques d’images, travailler avec des décorateurs, des clients ou encore des directeurs artistiques…
La production occupe ainsi une position centrale : elle permet de faire le lien entre les différents intervenants d’un projet, tout en prenant en compte ses contraintes artistiques, organisationnelles et financières.
« Nous, on est le pôle qui relie tout le monde, mais aussi les personnes qui gèrent financièrement le projet », explique-t-elle.
Un rôle transversal qui demande donc à la fois de l’organisation, de la communication et une bonne compréhension des différents métiers de la création audiovisuelle.
De la caméra à la production : une vocation inattendue
Lorsqu’elle arrive à Cinécréatis, Sinalya ne se destine pourtant pas à la production. Son objectif initial est plutôt de travailler derrière la caméra.
C’est finalement au fil de sa formation qu’elle découvre un véritable intérêt pour la production.
« Je ne pensais pas du tout que j’allais faire ça. À la base, j’étais venue pour la caméra et justement, je pense que j’ai eu un gros coup de cœur pour la production. »
Ce qui lui plaît particulièrement ? La dimension humaine du métier. Être en lien avec différents professionnels, coordonner les équipes, communiquer et participer à la réussite collective d’un projet sont devenus des aspects essentiels de son quotidien.
En parallèle de son activité au sein de Studio TF1, Sinalya a également développé une activité en direction artistique et en production auprès d’artistes.
Accompagner un artiste de A à Z
Parmi les projets dont elle est particulièrement fière, Sinalya évoque justement l’accompagnement d’une artiste qu’elle a suivi pendant près d’un an.
Elle a participé à l’ensemble du développement artistique du projet, de la direction artistique à la réalisation et à la production d’un clip.
« Le projet qui m’a le plus plu, c’est d’avoir accompagné une artiste pendant un an, d’avoir pu faire toute la direction artistique de son projet, la réalisation et la production de son clip. »
Aujourd’hui, le projet rencontre un véritable succès et les deux continuent de collaborer. Une expérience qui illustre parfaitement la diversité de ses compétences et son envie de ne pas se limiter à un seul métier.
L’IA : un nouvel outil qui questionne le secteur
Comme beaucoup de professionnels de l’image et de l’audiovisuel, Sinalya observe également avec attention l’arrivée de l’intelligence artificielle dans son secteur.
Elle porte sur cette évolution un regard nuancé. Si l’IA peut remettre en question certaines activités et certains métiers, elle peut aussi contribuer à en faire émerger de nouveaux.
Dans son environnement professionnel, la question est déjà concrète, notamment parce que l’utilisation de l’IA peut représenter un intérêt financier pour certains clients. Mais son impact environnemental et les interrogations qu’elle soulève dans le secteur restent au cœur des discussions.
Pour autant, Sinalya considère que les professionnels conservent une place essentielle dans le processus créatif.
« L’intelligence artificielle ne marche pas sans prompt et sans base de travail. C’est ça aussi qu’il faut prendre en compte. »
Pour elle, l’enjeu sera donc moins de penser l’IA comme un remplacement systématique des professionnels que de réfléchir à la manière de l’intégrer intelligemment aux pratiques existantes.
« Il faut foncer »
Avec son parcours, Sinalya souhaite surtout transmettre un message aux futurs étudiants qui hésitent encore à se lancer dans les métiers de l’audiovisuel.
Son conseil est simple : ne pas laisser la peur de l’avenir professionnel freiner ses ambitions.
« Franchement, il ne faut pas avoir peur, il faut foncer. Même si on a peur qu’il n’y ait pas de travail, il y a toujours du travail. Et vivre de sa passion, c’est incroyable. »
De la photographie à la production, en passant par la direction artistique et la réalisation, son parcours montre justement qu’une formation dans l’audiovisuel peut ouvrir des portes vers des métiers multiples et parfois inattendus.
Une chose est certaine : pour Sinalya, la meilleure façon de construire son avenir dans ce secteur reste d’oser essayer, de multiplier les expériences et de saisir les opportunités qui se présentent.