Recréer le rythme : un travail minutieux de montage
Pour le montage de la scène, l’intention première était de retrouver la précision du rythme instauré par Kubrick. Mais plutôt que d’imiter mécaniquement chaque coupe, Yoni a cherché à comprendre la logique interne du montage.
Il a ainsi analysé la scène image par image, étudiant le rapport entre les regards, l’importance du hors-champ et l’articulation des moments de tension. Chaque coupe a été pensée pour maintenir la montée dramatique tout en conservant une fluidité narrative.
La colorimétrie a constitué un autre axe essentiel du projet. L’objectif était de retrouver l’esthétique froide, clinique et légèrement désaturée du film original. Plusieurs versions d’étalonnage ont été testées pour avoir le rendu souhaité.
Générique motion design : hommage moderne à Kubrick
Yoni à également créé un générique en motion design, conçu entièrement sur After Effects. Ce travail s'est étendu sur plus de trois mois, cherchant à proposer un générique qui s'inspire du style du film tout en restant moderne. Pour donner une direction claire au projet, l'étudiant a réalisé un moodboard complet, scène par scène. Chaque plan y était représenté afin de visualiser la structure, l'évolution des formes, les apparitions typographiques et les ruptures visuelles. Ce storyboard lui a servi de guide tout au long du processus, permettant d'organiser les idées et de construire un générique cohérent.
Des transitions au service de l'atmosphère
Yoni a porté une attention particulière aux transitions, qu’il voulait fluides, organiques et parfois presque invisibles. Elles jouent un rôle essentiel dans la continuité du générique : elles permettent de faire circuler l’énergie et de maintenir un état d’hypnose visuelle proche de l’atmosphère du film.
Certaines transitions sont inspirées des mouvements de caméra du cinéma d’horreur, d’autres reprennent les codes graphiques des années 80, tout en gardant une approche contemporaine du motion design.
Entre hommage et vision personnelle
L’étudiant a cherché à créer une ambiance, oscillant entre mystère, tension et déséquilibre, en réinterprétant l’esprit du film sans le copier. Le générique établit ainsi un pont entre l’œuvre de Kubrick et sa vision personnelle, terrain d’expérimentation où il a pu affirmer sa sensibilité graphique.