Théo De Preester

Promotion 2018

Chauffeur de salle chez Quotidien - OPV - Comédien

Responsable technique local et son chez Bangumi, Théo De Preester a su saisir les opportunités qui se sont présentées à lui. Pour son plus grand bonheur !

Théo De Preester
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Des premiers pas sur “Quotidien”

Après un stage de fin d’études en tant qu’assistant audiovisuel technique pour Bangumi (société de production d’émissions de télévision française créée par le producteur Laurent Bon et le journaliste Yann Barthès), Théo se voit proposer un poste à temps plein au sein de la société de production (qui produit plusieurs émissions dont Quotidien (TMC), le doc Stupéfiant (France 5), des documentaires pour Arte, France 2, etc).

Responsable technique du local caméra et son, il travaille notamment sur l’émission “Quotidien”, où il occupe ponctuellement le poste de chauffeur de public.

Ce qui est génial chez Bangumi, c’est que rien n’est figé. Je suis responsable technique, oui, mais il m’arrive aussi régulièrement d’intervenir en tant que comédien, ou encore de participer à la réalisation des sketchs.

Ce sont des missions ponctuelles, qui me permettent de découvrir de nouveaux métiers, et de nouvelles facettes de l’univers audiovisuel.

Des années intenses à CinéCréatis

Lorsqu’il intègre l’école CinéCréatis en 2015, Théo a des étoiles plein les yeux.

La 1e année

Cinécréatis m’a permis de confirmer mon souhait de travailler dans le milieu audiovisuel.

Lorsque nous arrivons le premier jour à l’école, nos têtes sont pleines de rêves et d’ambitions pour chacun. Je dirais que la première année est là pour nous remettre les pieds sur Terre.

On commence à voir la réalité du monde audiovisuel qui n’est pas forcément celle qu’on imaginait. On peut se décourager, c’est le cas de plusieurs profils, mais on peut également se motiver encore plus, et vouloir prouver qu’on veut y arriver.

La 2e année

La deuxième année est souvent ressentie comme une année creuse, on se remet en question, on a l’impression d’avoir eu toutes les connaissances, on a envie de faire de plus gros projets, mais on oublie trop souvent qu’on reste des juniors.

Pour se démarquer et évoluer dans le milieu audiovisuel, quel que soit son poste, il faudra continuer à apprendre des autres, à bien se comporter et à garder son objectif de carrière dans sa tête.

La 3e année

La troisième année est importante et stressante, elle est l’année concrète. Enfin on forme de grosses équipes de tournage, avec le matériel qu’on a choisi, avec du budget.

C’est pendant cette année qu’on réalise qu’on ne sait vraiment pas tout faire, on peut perdre confiance, mais les camarades et professeurs sont là pour nous remonter le moral car les liens qui se sont construits pendant ces trois années vont perdurer bien plus loin que l’école.

Pendant cette dernière année, il y a l’épreuve ultime, les dossiers professionnels. On présente son court-métrage devant un jury composé de professionnels du cinéma un projet personnel réalisé en duo ou trio.

La forme est libre (clip, fiction, publicité, campagne de sensibilisation…) et le fond également, on choisit de traiter le sujet que l’on souhaite.

La réalisation des dossiers professionnels se déroule parallèlement de celle des FFDE (« Films de fin d’études » pour les intimes) nous devons donc apprendre à gérer notre temps, notre stress, nos ambitions.

Et puis il y a la recherche de stages, qui a été pour moi la chose la plus stressante. On a envie d’avoir le meilleur stage, d’être directement sur le poste que l’on souhaite. Mais bien souvent il va falloir faire preuve de patience, car vous n’êtes que juniors et vous devez encore apprendre, alors ne brûlez pas les étapes.

Une carrière se construit grâce à un réseau, à des compétences et surtout grâce au temps.

N’enviez pas vos camarades qui ont des postes rêvés, car ils ont surement travaillé dur pour en arriver là. Mais c’est aussi une histoire de chances et d’opportunités, et vous en aurez plein d’opportunités, sachez-le. Du moins il faut les créer, en voulant toujours apprendre plus et en apprenant le respect.

Chacun évolue différemment, et si vous gardez cette motivation au fond de vous, alors vous vous en sortirez ! »

Aux côtés de Maxime Aubry, Théo réalise le court-métrage “Être ou ne pas être”, qui lui donne enfin l’occasion de gérer un projet de A à Z. Équipe de tournage, gestion technique, budget… “On doit aussi répondre à des impératifs, respecter des deadlines, se remettre en question. C’est une année où on apprend énormément !”

Un conseil pour les futurs diplômés ?

“Ce serait de ne pas brûler les étapes. Une carrière se construit sur le temps, grâce à un réseau et à des compétences. C’est aussi une histoire de chances et d’opportunités qu’il faut savoir saisir.

Mais globalement avec de la motivation et de l’abnégation, on arrive à tout !”

L’école nous offre la possibilité d’apprendre les bases théoriques et pratiques de nombreux postes audiovisuels, que ce soit en production, en technique image et son ou en post-production.

J’ai eu la chance d’avoir intégré l’une des dernières promotions ayant bénéficié durant son cursus de 3 ans d’études avec une homogénéité entre la théorie et la pratique. Ayant un profil plus technique, j’ai pu apprendre beaucoup de choses importantes grâce aux cours théoriques (Histoire du cinéma, analyse sémiologique d’œuvres, mise en scène, économie du cinéma etc…).

Avec mon point de vue actuel, il est important de profiter de ces cours théoriques à l’école et d’en assimiler le plus de connaissances car le milieu professionnel ne nous offre pas forcément la possibilité et le temps de construire cette culture.

Bien sûr il faut continuer à aiguiser sa curiosité filmique, l’apprentissage est continuel mais je pense que les trois ans d’études à l’école nous offrent une fenêtre d’apprentissage nécessaire. Il faut en profiter.

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